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Irish War, Chapitre 8

CHAPITRE 8

Eireen

 

On m’a fait demander en urgence dans l’un des box isolés du service. Ma garde se termine dans une heure, et la journée a été mouvementée. Comme d’habitude, à croire que c’est la période, l’été, tout le monde déraille.

C’est Cait qui m’a fait appeler, je ne l’ai pas croisé depuis une bonne heure déjà, j’étais occupée à bander les plais de deux imbéciles qui jouaient au skateboard en short.

Je toque trois fois avant d’ouvrir. Il règne une ambiance étrange dans la salle, une tension palpable qui exprime m’inquiétude.

Mon regard croise celui de Cait, elle se fige, comme surprise, mais très vite, elle se détend… en partie. Son masque professionnel demeure. Je tente de ne rien laisser transparaitre.

 

— Eireen, lance ma meilleure amie.

 

Mon prénom fait réagir l’autre personne dans le box, Delma, ma belle-sœur est ici. Elle me lance un regard en coin, c’est le doc de la famille, une brillante femme que j’ai connue ici, qui m’a formé, et qui a fini par se marier avec Declan. Elle est extraordinaire, c’est une femme volontaire et engagée, une féministe comme on en a rarement vu, tellement à l’opposé de mon frère qui en ait fou amoureux. Je l’admire, surtout dans ces moments tragiques, où elle n’hésite pas à prendre des risques pour une parfaite inconnue.

Je remarque qu’elle essaie de faire une échographie à une patiente qui se tord de douleur. Une jeune fille qui ne doit pas avoir plus de seize ans.

 

— Ça va aller, ma belle, la rassure Delma.

 

Cait me fait signe de la suivre au fond du boxe. Je prends soin de fermer à clé derrière moi. Je remarque un dossier ouvert sur le plan de travail, les informations n’ont pas encore été remplies.

 

— Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

 

Cait me jette un regard, ce regard, celui que nous avons échangé plusieurs fois en découvrant les histoires tragiques des patientes de Delma.

 

— La gamine n’avait pas les moyens d’aller à l’étranger ni de payer un médecin. Apparemment…

 

Cait ne termine pas sa phrase, pas besoin, j’ai compris.

 

— D’accord, je conclus.

 

Ma collègue et amie m’informe de ce que Delma a trouvé. La jeune fille fait une infection, elle soupçonne que ça n’a pas marché.

J’ai déjà connu ça. Je sais ce qu’il faut faire. La transparence et la protection. Je ne connais pas son histoire, mais si je me fis à l’expression dévastée de Cait, elle doit être dure, la vérité.

Cait a rendez-vous, elle devait se libérer plus tôt. Elle s’excuse dix fois en m’indiquant ce qu’elle avait commencé à noter pour justifier la présence de la patiente.

 

— Je vais te remplacer, ne t’en fais pas.

 

Elle acquiesce en me remerciant. Cait serre ma main un peu trop fort avant de quitter la chambre isolée. Pendant que Delma termine l’examen,

 

Combien de femmes j’ai accompagnées ici, combien de rendez-vous tardifs nous avons pris dans le cabinet privé de Delma, ou combien de femmes brisées avons-nous reçues en urgence parce qu’elles n’avaient pas les moyens de quitter le pays pour regagner l’Angleterre.

C’est un secret bien gardé qu’il y a ici, des infirmières et deux médecins qui prennent en charge et pratiquent parfois cet acte illégal. Ma belle-sœur en fait partie, dans le plus grand secret. Même mon frère n’est pas au courant. Il n’y a que moi.

Nous mettons notre carrière en danger, nous risquons des poursuites et une peine d’emprisonnement. La loi nord-irlandaise impose aux corps médicaux de dénoncer tous les médecins pratiquant des avortements illégaux et toutes les personnes aidant des femmes à avorter. L’accès aux soins est très compliqué, n’importe qui sait reconnaitre les signes, les femmes se mettent en danger, et n’hésitent pas à agir comme il y a trente ou quarante ans. Nous sommes en 1992, et nous sommes terriblement en retard sur les autres pays. L’apaisement du malheur des femmes ne devrait pas dépendre des idéaux d’une communauté. Chacun devrait être libre de choisir ou pas.

Avorter en dehors de l’Irlande est illégal[1]. Avorter tout court l’est aussi[2].

 

— Mademoiselle McNamara.

 

Je rejoins Delma. Elle chuchote à mon oreille de dont elle a besoin.

 

— Tu sais ce que tu as à faire.

 

J’acquiesce.

Je prends le risque. Parce que si un jour, quelqu’un que j’aimais se retrouvait dans cette situation, je voudrais qu’une personne comme moi puisse l’aider et taire son secret, celui qui pourrait l’amener en prison.

Delma rassure la jeune fille, elle lui explique ce qu’il va se passer désormais.

 

— Mes parents…

 

— Personne ne saura pourquoi tu es ici, lui confirme Delma.

 

— Je n’aurai jamais dû venir, mais je saignais tellement et ça faisait mal.

 

J’ignore le pincement dans ma poitrine. Je me contente d’agir, tel un robot. Je note ce que j’ai l’habitude de noter. L’appendicite est fréquente avec Delma, surtout lorsqu’on doit réparer les erreurs d’autres femmes qui ont essayé d’aider, mais qui, dans un pays censé, ne devraient pas avoir à faire ce que le corps médical ne pratique pas. Ca devrait être à nous de faire ça. De les aider.

 

***

 

Deux heures plus tard, je quitte la chambre, Delma tient toujours à s’assurer que sa patiente est en sécurité, et qu’elle va bien. Ma belle-sœur ne rentrera pas encore cette nuit chez elle. Mon frère non plus je présume.

Je détache mon chignon réglementaire, j’ai l’impression d’être épuisée, physiquement et émotionnellement. Ces rencontres marquent nos journées. Je vais enfin pouvoir rentrer chez moi…

 

— Eireen ?

 

Je sors de mes pensées en croisant Aislinn, elle tient dans ses mains plusieurs kits de bandage.

 

— Oui ?

 

— Il y a quelqu’un pour toi à l’accueil, il t’attend depuis un moment et il est incroyablement bandant.

 

Elle me lance un clin d’œil complice, la grande brune rit en partant rejoindre ses box, sa garde a commencé.

Je me fige en jurant. Merde.

Kenan.

Notre rendez-vous, nous sommes vendredi soir et il m’a appelé hier en me disant qu’il venait me cherchait à l’hôpital si je n’étais pas chez moi à la sortie de son boulot.

Je regarde ma montre, j’ai deux heures de retard effectivement.

Quelle idiote.

Je me presse de regagner l’accueil. Je le trouve accoudé contre un mur, en pleine discussion avec Juliet, la secrétaire qui visiblement, n’a pas pu rentrer chez elle encore.

Comme s’il sentait mon regard sur lui, Kenan lève les yeux dans ma direction, un sourire se dessine sur ses traits masculins. Mon corps

 

— Hé !

 

— Je suis désolée, j’ai…

 

Kenan me fait signe que mes excuses ne sont pas importantes. Cet homme est trop bien élevé.

 

— Pas de problème, ta collègue m’a dit que tu avais eu une urgence.

 

Un drame Kenan plus tôt, pour une femme. Une parmi tant d’autres.

Je n’arrive pas à répondre, je dois afficher un air trop sérieux et inquiet.

 

— Tout va bien ? s’inquiète-t-il à son tour.

 

Comme une envie d’oublier cette triste journée.

 

— J’ai terminé, je vais aller me changer et on pourra y aller ? je propose.

 

Il saisit ma main pour l’embrasser, je sens le regard de Juliet sur nous, je crois que je vais avoir droit à une série de vannes lundi. Kenan se penche à mon oreille, son souffle chatouille mon cou.

 

— Je trouve ça sexy de sortir avec une infirmière qui sauve des vies.

 

Je souris tristement, Kenan me lance un clin d’œil et silencieusement, il me fait la promesse de trouver un moyen de me faire oublier ma dure journée.

J’ai vraiment envie d’effacer cette journée, comme je ne dois pas oublier qu’une autre commence. Celle où j’enfile mon costume d’agent double et de briseuse de cœur pour dénicher des informations.

Aujourd’hui, j’aurai juste aimé sortir avec un homme sans penser à autre chose qu’au flirt. Malheureusement, le devoir m’appelle.

 

***

 

Par chance, j’avais prévu le coup en apportant mon sac pour le week-end avec moi au travail. L’invitation de Kenan était plus que compréhensible. Venir chez lui, un vendredi, en connaissant mon planning, c’est une proposition pour le petit déjeuner du samedi.

Malheureusement, je pensais avoir un rencart dans un autre restaurant ou dans son appartement, ma tenue est totalement inappropriée vis-à-vis du lieu, mais ça m’amuse. Kenan est surprenant et ce n’était pas marqué dans ses dossiers. Il ne se contente pas d’une routine établie, non, il la bouscule, il me surprend et j’aime ça alors que je ne devrais pas aimer.

 

— Où m’emmènes-tu au port ? je demande lorsqu’on s’éloigne des zones de contrôle.

 

Évidemment, à cette heure-là, il n’y a personne pour surveiller. Kenan porte mon sac, sa main liée à la mienne, il m’entraine dans les rues sombres du port. On ne croise personne, même si on entend la présence des gars qui bossent.

 

— Voir la plus belle vue de Belfast, me répond-il.

 

Son sourire rempli de malice le rend vraiment beau. C’est déconcertant, et difficile de rappeler à mon cerveau de ne pas occulter qui il est vraiment. Nous n’avons toujours pas parlé de la guerre et si notre vadrouille en vélo jusqu’ici, nous aurais permis de le faire, je n’en avais pas le courage. Je voulais juste profiter du calme de Kenan.

 

— La plus belle vue ? je rétorque, tu vas me faire monter sur un container ?

 

Kenan se laisse aller à un rire. Il passe une main dans ses cheveux bruns en poursuivant notre marche.

 

— Surprise.

 

Bon sang, je commence à connaitre le spécimen, je me demande ce qu’il me réserve. Mais je le suis, quelque chose me dit que je ne vais pas le regretter.

Dix minutes plus tard, je découvre sa surprise, mes yeux s’écarquillent, c’est quoi ce bordel ?

 

— Une grue ? Tu veux me faire monter sur une grue ?

 

Il rit de nouveau en acquiesçant. Kenan embrasse ma joue en me laissant déconcertée, mon regard ne quitte pas la bête devant nous.

Cet irlandais est dingue !

Est-ce que c’est légal ? Franchement, j’en doute mais… je souris. Il est fou et j’apprécie ça. Oublier le reste, pour ce moment. C’est le rendez-vous le plus étrange que je n’ai jamais eu.

Mon regard dérive vers ma tenue, je ne change pas, dès que l’uniforme tombe, je troque le blanc pour des tenus plus… féminine. Jamais vulgaire, toujours dans la séduction et l’imagination. Sauf que ce soir, je suis en jupe et en chemise. Il n’y a que mes chaussures qui me sauvent la mise.

 

— Est-ce que tu as le vertige ? m’interroge Kenan en revenant avec de l’équipement.

 

— Non.

 

Il défait un harnais de sécurité en souriant.

 

— Bonne réponse.

 

— Qu’est-ce que tu aurais fait si ça avait été le cas ? je le taquine.

 

— Mon idée serait tombée à l’eau.

 

On se laisse aller à un petit rire. Kenan me montre comment enfiler le harnais. Il me l’attache et fait de même avec le sien.

Je commence à trouver son idée vraiment géniale, et une petite voix dans ma tête me murmure : s’il ne commençait pas à être mordu et séduit, serait-il ça ?

Est-ce qu’il mord à l’hameçon ?

Je chasse cette pensée.

 

— Est-ce que tu vas avoir des ennuis ? je demande en me tournant pour lui faire face.

 

Kenan m’offre un clin d’œil avant de se pencher pour m’embrasser furtivement. Un simple contact qui me fait un sacré effet.

Je découvre plein de premières fois avec lui depuis que je joue les chasseuses d’informations pour l’UVF. Si je survis à cette mission, je pourrais tout faire, je présume.

 

— Ça en vaut la peine. T’es déjà monté sur une échelle ?

 

— Pour qui me prends-tu ? je le taquine.

 

— Pour une infirmière sexy.

 

— Je suis une superwoman aussi, je plaisante.

 

Kenan acquiesce, ne voulant pas me contredire. Je le regarde, choquée de son comportement adorable. Merde, il est adorable et sexy quand il fait ça. Il m’entraine au pied de la grue, d’autres cordes nous attendent, Kenan nous attache. La sécurité avant tout.

 

— La grue fait 58 mètres. Il y a quatre paliers pour souffler, on monte à ton rythme.

 

— À mon rythme ? je déclare en haussant un sourcil.

 

L’innocence ne lui va pas. Je suis en jupe, heureusement, elle n’est pas moulante, mais l’irlandais ne va pas manquer une miette du spectacle.

Très intelligent de sa part, j’espère pour lui qu’il sait travailler sous pression.

 

— J’ai mis une jupe, je lui fais remarquer.

 

— C’est parfait.

 

— Tu vas te déconcentrer.

 

Kenan remet en place une mèche rebelle de ma tresse.

 

— Je pourrais te surprendre.

 

Est-ce une promesse pour plus tard ?

En plaisantant, il me donne une petite tape sur les fesses pour me donner le départ, je rétorque en lui donnant un coup de poing dans l’épaule qui le fait jurer et rire.

Je regarde la grue, le monstre de son quotidien et puis lentement, je commence à me hisser sur l’échelle avec sous moi, le regard brûlant d’un irlandais qui va en profiter pour se rincer l’œil.

 

***

 

— N’est-ce pas la plus belle vue de la ville ? me demande Kenan en m’enlaçant par la taille.

 

Je souris en acquiesçant, mes yeux n’en perdent pas une miette, la vue du port et au loin, de la ville est magnifique.

 

— Ça doit être grandiose au coucher de soleil, je réponds.

 

— Ça l’est.

 

Depuis que nous sommes arrivés en haut de la grue, il règne une ambiance sexuelle des plus perceptible. Nos regards sont longs, les silences remplis de promesses et mon corps répond au sien. Quand il m’effleure, je frissonne, quand je le touche, Kenan se raidit, comme s’il tentait de contrôler son désir.

Jamais je n’aurai cru monter sur une grue un jour.

 

— T’as déjà piloté une grue ? me propose Kenan.

 

— T’es sérieux ?

 

Kenan acquiesce, il me fait signe de le suivre, je ne perds pas mon sourire, ce mec est un grand malade. Je fais attention où je mets les pieds, nous arrivons jusqu’à la cabine, Kenan détache nos harnais de sécurité, il déverrouille la porte, et l’ouvre.

 

— Mon dieu, mais t’as les pieds dans le vide ! je déclare, surprise.

 

Je constate que le sol est… vitré. Il y a une barre pour maintenir ses pieds pendant la manœuvre. Ainsi qu’une grille au sol. Kenan m’explique qu’heureusement qu’il voit le vide, pour déplacer de lourds objets, c’est préférable.

Il s’installe sur le fauteuil avant de me faire signe de venir vers lui.

 

— T’es dingue, je murmure.

 

— Totalement, c’est ta faute ! J’ai compris qu’il fallait sortir des zones de confort.

 

Pour me séduire ?

Ça marche et dans d’autres circonstances, je me laisserai totalement aller. Je marche lentement, mon instinct me dictant de ne surtout pas faire ça. Kenan se fout royalement de ma gueule, il finit par m’attraper pour me déposer sur ses genoux.

Je sens déjà naitre une érection dans son jean.

 

— OK, on doit être discret, donc, on va juste la faire tourner lentement.

 

Kenan place ses mains sur les commandes, je referme les miennes sur les siennes. L’irlandais enclenche le mécanisme et lentement, il fait bouger. Je sursaute, surprise, avant de me prendre au jeu. Je trouve ça génial. On reste quelques minutes à faire bouger sa grue. Kenan et moi partageons une petite connerie ensemble, un moment hors du temps où nous profitons de l’autre. Sa proximité ne me laisse pas indifférente, son souffle dans mon cou, sa voix à mon oreille, la chaleur de son torse contre mon dos.

Une excitation s’installe, mon cœur bat vite, Kenan bande toujours contre mes fesses, un désir violent nait dans mon ventre.

J’ai envie de lui.

Je me surprends à le vouloir tellement fort, que ma respiration s’emballe.

Kenan me laisse doucement bouger la grue, il abandonne la surveillance de mes gestes, il se concentre sur le désir palpable qui règne dans la cabine. Ses mains effleurent mes bras, il caresse ma peau, m’enflamme. Ses doigts ouvrent mon chemisier pourpre, je souris, il a de l’idée. Les boutons sautent un à un, mon haut s’ouvre à moitié, l’autre partie reste bloquée dans ma jambe. Une de ses mains dessine le contour de mon torse, avant de tracer les courbes de ma poitrine. Il effleure mes tétons à travers mon soutien-gorge, ses doigts s’immiscent sous la dentelle, Kenan les pince en mordillant mon épaule.

La vague de chaleur, le picotement entre mes cuisses.

 

— J’imagine ce que ça me ferait de glisser ma queue ici, m’avoue-t-il.

 

Sa confession crue et soudaine me fait l’effet d’un coup de chaud. L’image de nos deux corps dans cette position gagne mon esprit. Mes seins servant de prison à sa queue. Sentir l’irlandais se masturber ainsi, me voir obtenir le pouvoir de son plaisir.

L’idée m’excite. Bon sang, toutes les idées de Kenan à cet instant m’exciteraient.

Son autre main se pose sur ma cuisse, un frisson me gagne à son contact. Mon cœur commence à s’emballer, mon ventre se noue sous l’excitation soudaine qui me percute. Je me demande s’il va oser aller jusqu’au bout de ses pensées, est-ce que sa main va aller effleurer mon sexe ? Est-ce qu’il sent l’affolement qui nait violemment en moi ? Je sens sa queue bandée contre mes fesses, sa respiration chatouiller mon cou, j’entendrai même son cœur battre si le mien ne tremblait pas si fort. L’irlandais a envie de moi, et j’ai terriblement envie de lui.

Il n’est plus un ennemi, il est l’homme qui me fait faire des trucs fous et qui s’apprête à me caresser à 58 mètres du sol.

Je ferme les yeux lorsque ses doigts remontent lentement le long de ma cuisse, cette lente caresse m’électrise, elle enflamme mon corps, alimente le feu entre mes jambes, celui qui me rend fébrile. Kenan a déclenché un incendie à la minute où nos corps se sont frôlés, et à la seconde où l’alchimie a décidé de nous entourer.

Sa paume s’exerce toujours sur mon sein, il le caresse lentement, savourant la sensation, et les réactions. Je tente de ne pas me déconcentrer, mais plus sa main gravit le chemin entre mes cuisses, plus j’ai envie de le sentir là. Ma jupe remonte sous son passage, je respire plus vite, Kenan aussi. La tentation est proche, l’envie terrible.

Sa bouche embrasse ma nuque, j’écarte les jambes pour lui faciliter le passage, mon corps ne m’obéit plus, il crève d’envie de succomber. Ses doigts ne sont plus qu’à un geste de mon sexe en feu.

Les lèvres de Kenan embrassent mon cou, je frissonne de plus belle, mes mains resserrent les manettes de contrôle. Je résiste, je veux voir jusqu’où il compte aller.

Je ne pense plus à la mission, je n’y ai plus pensé dès l’instant où Kenan m’a serré dans ses bras pour me montrer la plus belle vue de Belfast en nous faisant oublier que cinquante mètres plus bas, une guerre faisait rage.

 

— J’ai envie de toi, murmure-t-il à mon oreille.

 

Je déglutis avec difficulté, mon cœur bat vite, j’ignore depuis combien de temps, je n’ai pas ressenti ce frisson en présence d’un homme. Est-ce parce que je devrais me l’interdire ? Est-ce qu’en étant mon interdit, Kenan m’entraine dans une véritable chute libre ?

 

— Comment ? je le provoque.

 

— Comme ça.

 

Ses doigts écartent ma petite culotte, l’air frais effleure mon entrejambe, je me mords la lèvre en nous imaginant. Dos à dos, mes cuisses écartées pour lui donner l’accès à l’objet de son désir, mes joues rouges sous l’excitation, mes vêtements à moitié relevés, sa main rompant la distance.

Un gémissement étouffé m’échappe lorsque les doigts de Kenan trouvent mon intimité. Son pouce frôle mon clitoris, une vibration se répercute dans mon corps avant de m’enflammer. Sa main entame une danse folle, ses doigts sont partout. Kenan caresse mes chairs sensibles, testant les zones plus sensibles.

Sa langue lèche mon cou, il suçote ma peau avant d’enfoncer ses doigts en moi, m’arrachant un petit cri de surprise et un spasme de plaisir.

J’abandonne les manettes, immobilisant la grue, mon cerveau se déconnecte. Je rougis, la chaleur m’envahit avec force, j’écarte davantage les cuisses pour permettre à Kenan de bouger.

Ses doigts me pénètrent lentement, ils jouent avec mon sexe, remontant vers mon clitoris qu’il presse et caresse en de lents cercles répétitifs. Je m’abandonne contre lui, profitant des sensations jouissives qui s’imposent dans mon corps. Kenan jure lorsqu’il sent mon sexe palpiter autour de ses phalanges.

 

— Bordel, Eireen, t’as envie de ça aussi, murmure l’irlandais en mordillant mon oreille.

 

Et même plus. Ce n’est pas sa main qui me fait envie, c’est le pieu qui se presse contre mes fesses. Mes mains me démangent, j’ai envie de le toucher, envie de voir son visage prendre une expression perdue dans le plaisir.

La tension bouillonne dans mon sang, je craque face à la tentation. Je m’écarte de Kenan, me retourne pour le chevaucher. Ses mains terminent sur mes fesses pour me maintenir contre l’autre. Les miennes entourent son visage et sans attendre, ma bouche s’écrase contre la sienne avec ferveur. Nos lèvres se dévorent avec avidité, le contact de sa langue contre le mienne m’envoie des frissons. Kenan me frotte contre son érection, la sensation m’enflamme un peu plus. Notre baiser perdure, l’affolement augmente, la fièvre prend place dans le petit habitacle. Je me perds contre cette bouche qui me dévore, dans ce combat langoureux ou deux personnes cherchent à obtenir l’autre plus que tout. Mes doigts s’enfoncent dans ses cheveux bruns, je mordille ses lèvres, ma langue en trace les contours, Kenan jure en devenant plus sauvage. Je me surprends à vraiment aimer ça, à en vouloir plus.

Il ne s’agit plus de séduction, mais de succomber par envie.

Ses mains trouvent la fermeture éclair de ma jupe, j’entends le zip descendre. Ma chemise se relâche, Kenan rompt notre baiser pour laisser dériver sa bouche dans mon cou. Je ris, je suis légèrement chatouilleuse, et il le comprend vite. Kenan déboutonne les derniers cercles de mon haut, je le plaque contre le dossier du fauteuil, la chemise glisse le long de mes épaules et de mes bras. L’air frais me fait frissonner encore. Le regard de Kenan dérive sur ma poitrine à moitié découverte. Son visage s’enfouit entre, sa bouche trouve un de mes tétons qu’il suce. Ma tête bascule en arrière, des spasmes de plaisir naissent dans mon ventre, l’affolement devient plus intense.

Je l’écarte encore, il sourit et c’est à mon tour de le déshabiller. Son t-shirt dégage en quelques secondes, je découvre son torse et les tatouages incrustés dessus.

Mes doigts frôlent les dessins assemblés, son tatouage est magnifique, une grande pièce sur son flanc droit. Il y a une harpe celtique, un ensemble de trèfles, plusieurs triskells, un magnifique Claddagh, une croix celte entremêlée avec une carte de l’Irlande. Je repère un fer à cheval, mais aussi, le refrain de l’hymne national et des entrelacs celtiques. C’est vraiment beau et uniforme.

 

— Tu as l’Irlande dans la peau, je chuchote à son oreille.

 

Nos regards se croisent, dans la pénombre, j’arrive tout de même à distinguer la lueur brute de désir de Kenan. Son érection prend davantage de volume, la pression augmente, et mes mains agissent sans réfléchir. J’atteins son jean, Kenan agrippe ma jupe, je défais les fermetures, il me la retire en la faisant passer par en haut. Je me retrouve en sous-vêtements, Kenan laisse trainer ses mains calleuses sur ma peau. Il me bouffe du regard, et ces yeux, si intenses et expressifs me donnent une confiance immense. C’est la première fois que je ressens ça, j’ai déjà connu des hommes, ce n’est pas une première pour moi, de me retrouver ainsi avec un mec, mais être à ce point à l’aise, se sentir désiré avec autant d’intensité, c’est une grande première.

J’embrasse son cou, ma main s’immisce dans son caleçon…

 

— Si t’étais dans mon lit, Eireen…

 

Il ne termine pas sa phrase, je saisis sa queue et la serre entre mes doigts. Kenan jure, son front s’appuie contre le mien, sa respiration se fait plus irrégulière. Je commence à le caresser, mon poing l’emprisonne, mon pouce effleure son gland. J’étale la petite goutte blanche en savourant le râle étouffé qui lui échappe.

 

— Si j’étais dans ton lit ? je poursuis à sa place.

 

Sa main agrippe mes fesses. J’accélère le rythme, sa queue bandée est imposante dans mon poing, j’en découvre les sensations, les veines en relief, le velours et la dureté. La chaleur envahit mon ventre à l’idée de sentir son érection se mouvoir en moi. Est-ce que j’aurai l’impression d’être totalement possédée ?

 

— Je te plaquerai sur mon matelas, j’écarterai tes jambes pour enfouir ma tête entre tes cuisses. Je laisserai ma langue parcourir ton sexe, le découvrir. Je te rendrais folle, autant que tu me pousses à devenir fou à cet instant. Je gouterai ton excitation, je sentirai ton intimité palpiter autour de mes doigts, comme tout à l’heure. Je te lécherai jusqu’à ce que tu jouisses en soupirant mon prénom.

 

Les paroles de Kenan m’enflamment, je me venge sur sa verge que je branle plus vite, l’irlandais se tend sous moi.

 

— Mais je ne suis pas dans ton lit, je le provoque.

 

— T’es quand même dans mes bras, et j’ai la possibilité de le faire plus tard.

 

Je lui souris, le rouge marque mes joues. Mon pouce taquine son gland. J’embrasse sa joue, le coin de sa bouche, je le rends nerveux et ça marche. La tension qui émane de lui, promet une explosion divine.

 

— T’es bien sûr de toi.

 

Il me sourit à son tour, et c’est comme si à l’instant même, notre regard nous sert de défi. On dérape. Ses mains se font plus pressantes, elles retirent mon soutien-gorge, baissent son caleçon et son jean, libérant entièrement son érection.

Kenan bouge des hanches pour obtenir davantage de friction, je souris en accompagnant ses gestes, l’atmosphère dans la cabine devient plus tendue, l’excitation s’impose, elle tournoie autour de nous, mettant à mal notre self-control. Au fur et à mesure que nos mains découvrent nos corps, le désir se fait plus intense et la retenue, moins forte.

 

— Qu’est-ce que tu veux ? je chuchote à son oreille.

 

— Toi, à cinquante mètres du sol.

 

Sa main glisse entre nos deux corps, je me redresse sur mes genoux pour lui donner un accès plus facile, ses doigts écartent ma culotte, ils reviennent à la charge et ce simple contact me rend folle. Kenan teste mon humidité, il chuchote à mon oreille en me disant que je suis trempée. Je me mords la lèvre, sans doute que demain, se sera difficile pour moi d’accepter ce qu’il est en train de se produire, mais impossible de réfléchir. Impossible de me convaincre d’arrêter de lui dire quoi que ce soit d’autre si ce n’est « possède-moi ».

 

— Qu’est-ce que tu veux, Eireen ? me demande Kenan en s’enfonçant légèrement en moi.

 

— Te sentir en moi, maintenant.

 

— Vas-y.

 

Kenan m’appelle par un mot que je ne comprends pas, mais ça semble lui échapper. Perdu dans l’effervescence, je ne cherche pas à comprendre ni à penser, j’ai envie ça, envie de le sentir.

Je me hisse de nouveau sur mes genoux, son jean se frotte contre mes cuisses nues, j’imagine l’image qu’on revoit, à moitié nue, à cinquante mètres du sol dans une cabine en verre. C’est excitant et à la fois dangereux. Mais personne ne nous verra.

Je maintiens sa verge en place en m’appuyant sur son épaule. Lentement, je me laisse glisser sur sa queue. La pression de son gland entrant en moi me fait frissonner. Il s’impose, la sensation de possession me gagne. Mon sexe palpite autour de lui, l’accueillant avec facilité. Kenan presse mes fesses, il me laisse mener la danse, je descends lentement sur lui, j’apprécie la caresse brûlante et impose de son membre. Il s’enfonce en moi d’un coup de rein, mettant fin à cette torture douloureuse. Un petit cri m’échappe, je m’accroche à lui, nos visages l’un contre l’autre. Son souffle se mêle au mien, nos lèvres ne sont qu’à un geste, nos yeux ne se quittent pas. Et je me demande si mes pupilles expriment autant de plaisir que Kenan en ressent.

Je ferme les yeux en appuyant mon front contre le sien. Ses mains caressent mon corps nue, mon cœur bat vite, mon intimité envahie l’emprisonne et ça faisait longtemps que je n’avais pas ressentie cette sensation d’être totalement posséder par quelqu’un. Kenan est en moi, je sens à quel point il me veut, et ce feu, il le ravive. J’ai envie de plus, envie que cette chaleur se propage avec force dans mon corps, je veux sentir le plaisir monter, avant d’exploser, grâce à lui, en l’ayant en moi.

 

— Eireen… soupire-t-il lorsque l’attente se fait douloureuse.

 

Je me redresse légèrement avant de m’empaler sur lui, mon bassin se met en mouvement, j’ondule contre lui. Sa verge ressort de mon sexe pour mieux y revenir. Nos peaux claquent l’une contre l’autre, il n’y a plus de lenteur, juste la frénésie qui prend le contrôle l’envie de jouir et d’obtenir tout de l’autre. Kenan m’aide, ses hanches bougent en rythme.

À chaque coup de reins, des spasmes de plaisir alimente ce brasier dans mon ventre, de la sueur perle sur son front, sa respiration chatouille mon cou.

Sa queue découvre la chaleur de mon intimité, elle glisse contre les parois sensibles de mon sexe, le frottement est délicieux.

Je me laisse porter par l’ambiance, par le mouvement de nos hanches. La cadence est irrégulière, surprenante. L’intimité que nous partageons à cinquante mètres du sol fait vriller mon cœur et mon esprit. Kenan me plaque contre lui, il m’aide à bouger plus vite. Je monte et descends sur lui avec rapidité, son sexe vient heurter cette zone nerveuse qui me fait gémir.

Les pénétrations se font de plus en plus pressantes, l’envie prend le pouvoir.

Sa main trouve mon clitoris, il le taquine en me laissant mener la dernière danse. Nos corps s’emboitent à la perfection, nos gestes sont désaccordés, violents et pressants.

Les instants passent, la passion s’intensifie, l’empalement de son érection en moi ravive le feu. Chaque caresse est un amas de sensations. Je murmure à son oreille à quel point j’aime ça, le sentir s’enfoncer en moi et me posséder.

Et puis, en quelques secondes, notre étreinte prend un virage plus ardant. Je sens le plaisir s’infiltrer dangereusement. Mon intimité se referme autour de lui, Kenan jure, nos bouches se retrouvent, une dernière pénétration, une dernière caresse, et nous basculons. Je me fige, mes doigts tirent dans ses cheveux alors que l’orgasme me frappe. Un cri lent ressemblant à un gémissement profond résonne dans la cabine, je suffoque. L’explosion me fait perdre le fil de mes idées, des picotements délirants parcourent mon être, mon cœur bat tellement vite que respirer devient difficile. Kenan se raidit avant de jouir en moi en de longs jets chauds. Il mord mon épaule en agrippant mes fesses, l’irlandais tremble en laissant passer la vague. Elle a atteint cinquante-huit mètres, elle a tout dévasté, nos pensées, ma raison, notre contrôle, elle a amené le plaisir en nous faisant basculer dans l’inconscient. Dans cette dimension où seule l’attraction décide du moment.

 

— Seigneur, tu me rends fou, m’avoue Kenan en respirant mon odeur. 

 

On reprend nos esprits en nous étreignant, je découvre une forme de tendresse chez l’Irlandais. Il m’embrasse et me caresse comme si j’étais devenue une poupée de porcelaine, puis Kenan rompt notre union. Il quitte mon intimité, laissant un vibre étrange.

Je sens un liquide chaud glisser à l’intérieur de ma cuisse, et soudain, je réalise. Mon cœur rate un battement, on ne s’est pas protégé. Je comprends l’erreur que j’ai faite. Pas celle de coucher avec Kenan, mais de ne pas avoir pensé à me protéger.

Qu’est-ce que je viens de dire ?

Kenan regarde dans la même direction que moi, il comprend mes pensées. Je l’entends jurer.

Il se tourne, fouille dans une petite étagère avant d’en sortir des mouchoirs.

 

— C’était la première fois, déclare l’irlandais sur un ton sérieux.

 

La surprise me gagne lorsque je le vois essuyer ma peau des traces de son orgasme. Ce geste est… intime. D’habitude, les corps se déshabillent avec fougue, s’étreignent et se dévorent avec rage avant de tomber dans la pudeur une fois l’acte terminée. Pas avec Kenan.

 

— Que ? je demande, la voix serrée.

 

Il termine rapidement et fourre dans la poche de son jean les mouchoirs, comme pour faire disparaitre les preuves.

Son regard croise le mien. J’essaie de masquer mon trouble.

La gamine aux urgences revient hanter mon esprit. Je chasse cette triste pensée en espérant que ce dérapage ne conduise à rien.

C’était la première fois que je me laissais emporter par la frénésie du sexe et de l’envie. Pas très sérieux pour une infirmière.

 

— Que je m’envoie en l’air sans capote.

 

Étrangement, je le crois. J’ai besoin de le croire.

Je caresse son visage en soupirant.

 

— On fera plus attention la prochaine fois, je réponds.

 

Il m’embrasse avec fougue, cela me surprend. Cela ressemble à des excuses, mais je ne peux pas lui en vouloir, nous étions deux. Deux corps, deux esprits, on aurait dû contrôler cette envie pour penser à se protéger. J’espère seulement que cet écart ne nous mettra pas dans une situation compliquée. Il suffit d’une fois. Espérons que ça ne restera qu’un beau souvenir sans que cette fois-ci, soit cette fameuse fois.

Kenan m’enlace, je reste blottie contre lui, contre son torse chaud et tatoué. Je souris en pensant à quel point, c’était dingue. Le port a une vue vertigineuse sur mon fessier, je viens de m’envoyer en l’air dans une cabine de grue. Une chose inimaginable avant Kenan O’Shea.

 

— Tu m’emmènes chez toi ? Je ne vais pas avoir le courage de rentrer chez moi, je murmure en laissant mes doigts se promener sur sa peau.

 

Kenan embrasse mon front en acquiesçant.

 

— Je ne comptais pas te laisser t’échapper.

 

Mon cœur rate un battement, est-ce que ça veut dire que le loup est enfin entré dans la bergerie. Est-ce qu’en cinq rendez-vous, l’alchimie vient de causer la perte du grand O’Shea ? Suis-je en bonne voie de dérober son cœur, comme lui a dérobé ce soir ma raison ?

Je perds mon sourire, la réalité revient, Kenan ne semble pas le comprendre, mais moi je sais. Je ne dois pas oublier que l’homme qui me tient dans ses bras est un irlandais membre de l’IRA, nos deux camps sont ennemis.

Je ne suis pas missionnée pour tomber amoureuse, dans notre histoire, il n’y aura qu’un seul cœur qui basculera pour l’autre, pas les deux.

Et si je pense avoir signé l’arrêt de mort de mon règlement en couchant avec Kenan, je ne signerais pas celui de mon cœur.

On me pardonnera d’avoir succombé à l’ennemi tant qu’il s’agit de la chair et pas des sentiments, certaines infiltrés féminines de l’UVF le font aussi.

C’était ma première fois. Une que je n’oublierai pas.

 

 AMHELIIE

 

[1] NDA : A partir du référendum de novembre 1992 et depuis le Treizième Amendement, il est légal d'avorter en dehors d'Irlande. (Irish War se déroule en Juillet 1992).

[2] NDA : En Irlande, l’IVG n’est autorisée que depuis le mois de juillet 2013, et seulement si la vie de la personne enceinte est en danger, un risque qui doit être certifié par des médecins.

Commentaires

  • On ne penserait pas que tous ce qu'ils ont vécu été aussi dur. Surtout pour les femmes qui voulaient avorter et encore. SA reste un beau pays à visite mais pour certaine loi, je ne pourrais y vivre. Mon dieu je veux un Kenan et une grue. Est-ce possible? Sinon je prends celui de Eireen. Je vous le rendrais quand j'aurais fini avec.... ou pas. Merci les filles pour ce chapitre.

  • On fait un planning de partage pour Kenan ? ^^

  • L'histoire s'est mise en place progressivement et les personnages sont attachants. Le jeu de séduction a très bien été narré, mais après lecture de ce chapitre, j'ai l'impression d'arriver à un 1er tournant de l'histoire. Les événements à venir vont être compliqués à gérer pour Eireen. Comment va t-elle mener sa mission ? Kenan va t-il découvrir le double jeu d'Eireen ? Quelle sera sa réaction ? Eireen changera-t-elle de côté ?
    J'ai hâte de lire l'évolution de cette histoire.

  • Un tournant, c'est certain ;)

  • Un excellent chapitre qui commence par la dure réalité de ses années en Irlande
    Et le superbe combat de ces femmes qui ont choisi de mettre en péril leur carrière et leur vie pour venir en aide à d'autres femmes ! C'est admirable !
    Et puis, vient ensuite, l'attraction, le désir que ressentent nos 2 tourtereaux, c'est fort, chaud bouillant, très bien décrit !
    Un excellent chapitre
    Merci

  • Oui, que de femmes courageuses en Irlande du Nord, et leur combat continue...
    Merci pour ton com

  • Magnifique chapitre... et en plus on découvre des pans de l'histoire qui pour moi était inconnu. Encore merci pour votre travail, on voit qu'il y a des recherches effectuées avant d'écrire chaque chapitre...

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