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Inside Lines, Chapitre 23


 

Chapitre 23

Asher

 

 

 

La barre se pose entre les taquets, mes bras relâchent la pression, j’inspire profondément, épuisé par cet effort. Les joueurs massés autour de moi se mettent à applaudir. Je me redresse, le corps en sueur et le souffle courent.

 

— Alors, je demande, qui peut faire mieux ?

 

Les applaudissements cessent, les mains se rangent dans les poches et tout le monde baisse les yeux. Je me lève, mes bras tremblent, mais je suis satisfait d’avoir remis cette bande de prétentieux à leur place.

Le coach est vieux, mais le coach n’est pas mort, loin de là.

 

— Retournez à vos exercices dans ce cas.

 

Tout le monde repart en baragouinant vers les autres machines pour continuer la séance de renforcement musculaire. Tous sauf Kade qui me tend une serviette.

 

— Encore quelques kilos, dit-il, et tu pourras me soulever à bout de bras.

 

Je prends la serviette et essuie mon visage puis mon torse nu sous son regard brulant. C’est sa faute si j’ai dû faire une démonstration de force devant toute l’équipe. Il m’a défié, j’ai gagné.

 

— Il doit bien y avoir une position qui inclus que tu me soulèves comme ça, il reprend plus bas en se léchant les lèvres.

 

Je détourne le regard sur le reste de la salle, ils sont tous de l’autre côté loin de nous.

 

— Le but de la baise King, c’est d’être le plus proche l’un de l’autre.

 

Il fait un pas dans ma direction. Il est en short et t-shirt trempé qui lui collent trop à la peau et qui laissent apercevoir la ligne de ses muscles dessinés.

 

— Oui, très proche.

 

Je grogne en me frottant le visage, il est en train de m’allumer, là au milieu de l’équipe en pleine salle de muscu. Et ça fonctionne, l’idée de le baiser là, tout de suite maintenant me traverse l’esprit. L’allonger sur le banc de muscu et prendre son corps est très tentant. Trop tentant. Kade le sait, son sourire de connivence me le confirme. Ça fait deux heures que je le regarde faire des exercices tous plus sexuels les uns que les autres, que je vois son corps s’étirer et ses muscles se contracter. C’est très difficile de rester concentrer sur l’essentiel, sur le travail du préparateur physique et de ne pas fantasmer sur Kade.

 

— Kade…

 

— Quoi ?

 

— Retourne muscler ton cul, ça nous sera plus utile.

 

Kade baisse la tête, je le vois la tourner pour regarder de l’autre côté de la salle puis il fait le dernier pas qui nous sépare. Je perçois son corps, son odeur, celle de la sueur mélangée à celle de Kade et ma queue n’y est pas insensible.

Il prend des risques en faisant ça, il est trop proche de moi pour que ça ressemble à la discussion d‘un coach avec son joueur.

 

— Qu’est-ce qu’il a mon cul, coach ?

 

Sa voix me fait frissonner basse, profonde, clairement excité.

 

— Il me fait bander, je lâche en baissant les yeux sur mon short qui ne cache rien de mon état.

 

Kade frôle mon gland qui pointe dans sa direction.

 

— Kade…

 

— Tu vois, pas besoin d’en faire plus.

 

Je déglutis mal à l’aise de cette proximité et en même temps j’en veux tellement plus. Je ne l’ai pas vu cette nuit, je suis allé faire le prélèvement pour le test ADN que le juge a enfin ordonné. Puis, j’avais la réunion mensuelle hier soir avec les dirigeants qui s’est fini tard et je suis rentré directement chez moi. J’aurais dû aller le voir, ou j’aurais dû lui dire de m’attendre dans ma maison. On n’a pas passé une nuit sans l’autre depuis la Saint Valentin. Il m’a manqué à mon réveil. Son corps a manqué au mien, sa présence chez moi est étrange. Rassurante et flippante à la fois.

Les choses ont changé encore, elles ont gravi une marche de plus, elles nous ont rapprochés. Lui avouer mon passé m’a fait peur, lui montrer cette part de moi que je m’échine à garder secrétée n’était pas simple, mais Kade m’a surpris. Deux fois. En partant et en revenant. Le choc a été grand et je le comprends, j’ignore ce que j’aurais fait dans son cas, j’ignore quelle réaction j’aurais eue si c’était lui qui m’avait avoué ça. Mais il est là. Et si un jour ils reviennent, si les démons du passé prennent le dessus, j’ai cette certitude en le regardant que je ne serais pas le seul à les combattre. Il sera là. Il se battra avec moi, contre moi s’il le faut, mais il ne m’abandonnera pas. Kade sait se battre, il sait comprendre et apaiser, c’est ce qu’il a fait cette nuit quand il est revenu. Il n’a pas pardonné ni toléré, il a seulement compris que cet homme ce n’est plus moi et j’espère que ça ne le sera plus jamais. Je ferais tout pour qu’il ne le voie jamais.

 

— T’en fera jamais assez, je reprends

 

Kade me sourit et continue de se frotter à moi.

 

— Je devrais aller rejoindre les autres avant que tu ne décides de t’occuper toi-même de mon cul.

 

Je ne sais pas d’où il sort cette assurance, cette désinvolture alors qu’on est entouré par des gens qui ne doivent rien savoir de ce qu’il se passe entre nous. Mais il y arrive, alors que je ne peux m’empêcher de regard chacun de mes joueurs pour être sûr que personne ne remarque rien. Mes yeux reviennent sur Kade, mes doigts frôlent son bras nu, l’envie de le toucher est trop forte, l’envie de le sentir et de l’avoir me fait prendre des risques. Je lâche de plus en plus prise avec lui, je me surprends à faire des choses qui me semblaient interdites pour ne pas craquer, à tenter des expériences qui mettent à mal mon self-control et pourtant il y a toujours cette limite qu’on ne franchira jamais. Seulement l’adrénaline qui m’inonde en ce moment, alors qu’on pourrait se faire surprendre, elle me rappelle celle des matchs, elle me rappelle quand j’étais bien. Parce que je suis bien avec Kade, je suis moi en meilleur.

 

— Tu devrais, dis-je en déglutissant.

 

— Je vais y aller.

 

Pourtant il ne bouge pas, il reste contre moi, à me tenter par sa simple présence. La tension augmente entre nous, je sais à quoi il pense, je connais ce regard sur moi celui qui veut du sexe. Celui qui me veut.

Je recule d’un pas à contrecœur, ma serviette dans ma main se place sur mon entre jambes pour cacher mon érection.

 

— Après la douche, dans mon bureau, je gronde.

 

Kade met quelques secondes à acquiescer avec un sourire puis il finit par partir. Je lâche un gros soupir tout en étant incapable de décoller mes yeux de son cul qui s’éloigne de moi.

Je jette un œil à la pendule, il reste encore un peu plus d’une heure d’entrainement. Une heure de torture à regarder Kade muscler son corps parfait.

 

 

***

 

 

Je sors de la douche et gagne mon bureau pour aller m’habiller et ranger un peu en attendant Kade. Seulement quand je franchis la porte, Kade est déjà là.

Je reste con, ma serviette autour de la taille à el regarder debout, les cheveux encore humides de la douche, au milieu de mon bureau. Il a été rapide. Ce qui me fait sourire, parce qu’il a autant envie de moi que j’ai envie de lui.

On reste chacun de notre côté à s’observer quelques secondes. Des secondes durant lesquels ma queue se réveil par sa présence, par les images de lui de tout à l’heure quand il épuisait son corps sur les machines de la salle de muscu.

Nos regards se croisent, la donne change à présent, ce désir trop retenu n’a plus à se cacher, nous sommes seuls. Kade fait le premier pas, je fais le second puis je suis déjà en train d‘essayer de le déshabiller tout en l’embrassant.

Ma serviette est au sol, sa peau se colle à la mienne une fois son t-shirt tombé et mes mains n’en perdent pas une miette. Je peux enfin toucher cette peau, ces muscles qui m‘ont tenté toute la journée.

Kade s’écarte le temps de finir de se déshabiller puis il revient contre moi, sa queue se frotte à la mienne. Il bande autant que moi et ça me rend fou. On gagne mon bureau, je le retourne dos à moi, Kade se laisse faire, je le garde contre mon torse en léchant son cou. Je le sens frissonner. Mes mains glissent sur son torse, son cœur bat rapidement, ses hanches s’avancent lorsque j’atteins son bas ventre, ce qui me fait sourire, mais je ne le touche pas. Il jure alors que je remonte sur sa poitrine.

Je presse son dos pour qu’il se penche en avant. Ses mains s‘abattent sur mon bureau, sur des papiers qu’il envoie balader au sol la seconde d’après.

J’ai voulu le baiser ici de centaines de fois, j’ai imaginé son corps exactement comme il est maintenant autant de fois. Je me penche sur son dos, je mords sa nuque, Kade s’agite. Je comprends son besoin, j’ai tellement envie de le sentir, de me perdre en lui.

 

— Comment tu fais, je murmure à son oreille avant de la lécher.

 

— Comment je fais quoi ?

 

Ma bouche dévie sur son cou déjà rougi par le passage de ma barbe de quelques jours.

 

— Pour faire qu’une nuit sans toi ressemble à des années d’attente.

 

Il se fige sous mes lèvres, durant plusieurs secondes qui me semblent interminables, puis son visage se tourne dans ma direction. Son regard incendiaire croise le mien et mon cœur repart rapidement dans ma poitrine.

 

— Toi aussi tu m’as manqué, il répond.

 

Je tombe à genoux en laissant mes mains glisser sur son corps. J’attrape ses fesses, musclées, fermes sous mes mains et les écartes pour que ma langue puisse trouver l’entrée de son corps. Kade pousse un long gémissement appréciateur, ma langue continue de le lécher, de titiller son trou, de le préparer à mes doigts. Kade bouge contre ma langue, il est impatient et ça m’excite de plus en plus. Je suce mes doigts avant d’en glisser un en lui, il se calme et soupire de plaisir en le sentant entrer. Ma langue le rejoint, j’adore faire ça, j’adore le sentir s’ouvrir et savoir que bientôt ce sera ma queue qui le prendra.

Kade pose sa main sur ma tête et me presse un peu plus contre lui. Lui aussi adore ça. Et j’ne profite, je fais durer, alors qu’il se branle, mon autre main vient caresser ses testicules. Je suis partout sur lui et le sentir parti dans le plaisir m’électrise autant.

Je finis par me redresser en léchant sa colonne vertébrale en me caressant avec l’envie de m’enfoncer en lui qui me tord les tripes lorsque je me rends compte qu’on a pas de capote.

 

— On n’a pas de préservatif, je lance à son oreille.

 

Je sais qu’il est clean, il fait régulièrement des tests et sa santé est parfaite, mais j’ignore s’il veut prendre ce risque avec moi. On la déjà fait. La première fois, on a pensé à rien à part assouvir nos envies.

Kade se retourne pour me faire face.

 

— Tu sais que je suis clean, dit-il.

 

— Je le suis aussi, je m’empresse de répondre.

 

— C’est peut-être temps d’arrêter le latex alors.

 

Sa main glisse sur mon torse, il saisit ma queue et commence à me caresser doucement. Mon front tombe contre le sien en sentant cette main qui me fait perdre la tête. On arrête ce qu’il veut.

Kade s’agenouille puis sa langue se pose sur mon gland. Je serre les poings sous la pression du désir qui me fait bander plus fort ensuite c’est sa bouche qui m’englobe totalement.

Je baisse les yeux, pour le regarder me sucer divinement bien. Sa bouche va et vient sur ma queue, sa langue en fait le tour, mo sexe ressort luisant de sa salive avant qu’il en l’engouffre de nouveau entre ses lèvres. Je tire ses cheveux pour le pousser plus loin, pour qu’il me prenne tout entier. C’est divin. Sa bouche m’aspire totalement, je me laisse aller dans cette cavité brulante, en savourant la caresse de sa langue et ces succions qui n’en finissent pas. Je laisse le plaisir m’envahir sans me soucier du reste, juste de ce que je ressens en voyant Kade, en le sentant.

Je lui aie dit que je tombai amoureux de lui, mais ce n’est pas le cas. Je l’aime déjà. J’aime ce mec à genoux devant moi qui me suce, qui sait être un parfait petit con pour brouiller les pistes, pour se blinder, mais qui s’est ouvert à moi. Cet homme d’une vingtaine d’années qui m’a montré qu’on n’a rien à perdre à se laisser aller quand on en a envie, qui m’a poussé à voir ma vie autrement, à comprendre que je pouvais vivre de nouveau. Ressentir même avec force et ne pas perdre pied. Et j’ai envie de l’aimer pour ça, parce que je suis bien avec lui, parce que quelque part je revis. J’ai consacré ma remonté au boulot, à stabiliser mon existence et à al rendre stable. Je n’étais pas préparé à tomber sur lui, à ressentir ces choses que j’avais presque oubliées tellement la douleur était encore présente. Et lui il est arrivé, avec sa peur et son courage, avec sa force et sa détermination qui m’ont transformé. On est différent sur le papier, totalement différent, et pourtant on est semblable dans nos secrets.

Je tire sur ses cheveux pour qu’il me relâche avant de perdre totalement le contrôle. Kade passe sa langue sur mon gland écarlate puis se relève, je prends son visage et embrasse ses lèvres violemment. Sa bouche à mon gout, je presse con corps contre le mien envahit par l’envie de lui.

Mes mains le parcourent, la tension augmente encore, l’envie, le besoin, la sensation de sa peau, tout vient se chambouler dans ma tête. Et je ne réfléchis plus.

Je le pousse contre le bureau, il s’allonge et ses cuisses s’écartent pour me laisser de la place. Je m’approche de lui, ma queue se frotte entre ses fesses. Je presse mon gland à l’entrée de son corps en le regardant se consumer sous moi lorsqu’un bruit retentit derrière moi.

Quelqu’un frappe et je n’ai le temps d rien dire que la porte s’ouvre sur John qui a fait un pas dans mon bureau.

Le temps semble s’arrêter alors qu’on se regarde tous les trois. Kade à demi allongé sur le bureau nu, moi entre ses jambes aussi nues et John a la porte la bouche ouverte de stupéfaction. Le moment de gêne ne dure pas, il ressort en balançant un « je vois » qui me laisse perplexe. L’excitation a disparu, la réalité vient de frapper. Je m’éloigne de Kade comme si j’avais été brulé et récupère mes fringues rapidement en jurant.

 

— On est foutu.

 

Kade se lève et vient s’habiller.

 

— On va lui parler.

 

— Non, John est quelqu’un de droit, là il va directement aller voir ton père et lui raconter ce qu’il vient de voir

 

Je connais mon adjoint, il me rapporte la moindre faute, le moindre écart, les règles sont les règles pour lui et elles s’appliquent à tout le monde. Il ne laissera pas passer ça.

J’enfile ma chemise, Kade m’arrête.

 

— Asher…

 

Il n’a pas le temps de finir, la porte s’ouvre de nouveau à la volée cette fois et ce que je viens de prédire entre dans mon bureau.

Commentaires

  • OH bordel de ch***** :o :o oh la la la la lE SACRE BORDEL :o :o xD

  • Cc les filles,
    Oh putain de bordel de merde ca craint
    Vivement la suite enfin ca me fait peur
    Vous pouvez etre sympa pr nos petits coeurs svp
    Merci

  • Oh la la bordel de m****!!
    Ils n'ont vraiment pas de chance
    J'espère que le papa de de Kade ne va pas foutre le bazarre dans leur couple et dans l'équipe mais John est un vrai chieur quand même il aurait pu parler à Asher avant d'aller les balancer les pauvres.
    Merci pour ce chapitre

  • Oh la la bordel de m****!!
    Ils n'ont vraiment pas de chance
    J'espère que le papa de de Kade ne va pas foutre le bazarre dans leur couple et dans l'équipe mais John est un vrai chieur quand même il aurait pu parler à Asher avant d'aller les balancer les pauvres.
    Merci pour ce chapitre

  • nonnnnnnnnnnnnnnnnn pas ca mer.. mer.. put... de mer.. euhhh les filles c'est vraiment pas cool pour mon pti coeur de finir le chapitre comme ca et maintenant on imagine quoi ?? le pere vire le joueur ?? le coach ???? les 2 ,???? pfiouuuuuuuuuu je savais que ca allait mal finir cette histoire GRRRRRRRRRRRRR
    merci les filles pour ce chapitre mais vous nous retourner là

  • même si nos cœurs ont faillit s'arrête, c’était à prévoir. je ne pense pas que le père va les virer mais foutre le bordel ça oui !!!! et vous connaissant les filles, le proverbe un malheur ne vient jamais seul sera bientôt vrai...
    merci les filles

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