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Blood Of Silence, Tome 6 : Rhymes, Chapitre 31

 

Rhymes

CHAPITRE 31

***

 

 

La porte s’entrouvre, on se tourne tous vers elle, une béquille fait son apparition suivie de mon jumeau. Personne ne se lève pour l’aider, malgré tout il arrive à franchir la porte pour finir par s’écrouler à côté de moi.

Je secoue la tête en le regardant, en sueur sous l’effort qu’il a du faire pour arriver jusqu’ici.

Lemon entre à son tour, elle se plante en bout de table, le regard énervé porté sur son homme.

 

— Lemon, commence H, on est en réunion.

 

— Je sais, réponds la chatte qui fulmine, mais je veux que chacun de vous dise à cet enfoiré d’entêté que sa place est dans un lit.

 

On se regarde quelques secondes puis tous ensemble nous répétons ce qu’elle vient de dire.

 

— Bien, dit-elle, maintenant je te préviens, si ta blessure s’ouvre, je te recoudrai moi-même et sans rien anesthésier.

 

— Ne me fais pas trop de belles promesses Petit Citron.

 

Lemon fulmine, je la vois fermé les yeux et se contenir d’aller l’attraper par les couilles pour aller le remettre au lit. Elle a raison, il n’a rien foutre là, il s’est pris une balle bon sang, on peut se passer de lui une journée.

La chatte finit par sortir en jurant et le calme revient dans la salle de réunion avant que tout le monde éclate de rire, Sean y compris.

 

— J’aime bien quand elle est inquiète, me chuchote mon jumeau.

 

Je ne relève pas, je repense à un autre visage inquiet, à d’autres réactions qui n’auraient pas dû survenir ainsi.

 

— Bon, reprenons.

 

Je redresse la tête, le silence revient, la tension réparait comme si cet aparté n’avait pas eu lieu.

 

— On est dans la merde, résume Nirvana.

 

— Oui, on l’est et la priorité c’est de savoir si cette foutue balance est dans les survivants. Si c’est le cas, ce n’est plus dans la merde que nous sommes, mais en taule, tout.

 

Le regard de H se pose sur moi. Ma responsabilité dans cette affaire n’en fait aucun doute, tout comme je sais ce que j’ai à faire pour que l’on soit en sécurité.

 

— T’en as tiré quelque chose cette nuit ? À part sa chatte.

 

Je ferme le poing et baisse les yeux, je n’aime pas qu’on parle d’elle comme ça, comme d’un pion dont on a besoin, mais qu’on peut facilement éliminer une fois que ce ne sera plus le cas.

 

— Non, elle n’est pas venue pour ça.

 

J’entends Klax ricaner, ainsi que Liam.

 

— Tu vas finir par nous dire ce que tu fous avec elle ?

 

— C’est nous qui lui avons demandé de la séduire pour lui tirer des infos, répons Creed à ma place, si vous avez quelqu’un à blâmer ici, c’est H et moi, pas Rhymes.

 

Les jurons s’élèvent, les remarques et les questions qui n’attendent pas de réponses.

 

— C’est de votre fate aussi s’il est tombé amoureux d’elle ?

 

— Je ne suis pas…

 

Je ne finis pas et détourne le regard de Klax pour soutenir celui de Creed. Il m’observe comme je l’ai trop souvent vu faire avec chacun des membres assis autour de cette table. Cette sensation qu’il plonge en vous, qu’il y découvre tous les secrets me met mal à l’aise.

 

— Non, il finit par répondre sans me lâcher, ça, ce n’était pas prévu.

 

— On n’a pas plus important à régler que les histoires de cœur de Rhymes ?

 

Je me redresse, lance un clin d’œil à mon jumeau qui a compris mon embarras et la réunion reprend son court. Sauf que l’objet de cette dernière n’est autre que Robyn et ce qu’on doit tirer d’elle. Elle est notre seule chance et le savoir me dégoute.

 

 

***

 

 

Je me laisse tomber sur le lit de Robyn, elle n’est pas encore rentrée, je suppose que compter les cadavres prend du temps. Je fixe le plafond en sentant le dégout m’envahir. La trahison ce n’est pas un sentiment que je suis habitué à côtoyer et je comprends pourquoi. C’est insoutenable cette sensation de faire mal aux gens qu’on aime. Mais le club est et restera ma priorité. J’ai trop longtemps repoussé l’inévitable, je me suis trop comporté comme un con pour revenir en arrière. À trop vouloir croire que tout était possible j’en ai perdu de vue l’essentiel, dans mon monde on est sois avec moi sois contre moi. Il n’y a pas d’entre-deux, pas de peut-être, ou des si seulement. Il y a cette certitude qui jusqu’ici ne faisait aucun doute. Jusqu’à elle. Elle doit reprendre sa place et moi aussi, on doit arrêter ce jeu stupide qui coute des vies et qui met la nôtre constamment en danger. C’est une flic, je suis un voyou c’est aussi simple que ça. Pas d’addition et de soustraction, pas d’espace-temps ou rien n’existe, pas de Robyn et de Rhymes. Juste la shérif et le Blood incompatible par définition.

Je me redresse et me frotte le visage, dans ma tête les choses sont claires, mais dans ma poitrine elles sont différentes. Parce que Klax a raison, je suis tombé amoureux d’elle et stupide comme je l’ai été, j’ai cru que je saurais maitriser. Sauf qu’on ne maitrise rien quand il est question de sentiments on se laisse prendre et on espère y survivre. J’ignore à quel moment, ce jeu, cette mission s’est détournée de son objectif premier, mais à présent il est trop tard. Le mal est fait. Je l’aime.

J’entends du bruit provenir de l’entrée, je redresse la tête et voit Robyn entrée.

Elle a encore son uniforme, des cernes sous ses beaux yeux marrons et je repense à la nuit dernière. À son corps contre le mien, à sa présence apaisante et au besoin que j’avais de la sentir contre-moi. Juste la sentir, la savoir en vie après l’horreur de cette tuerie contre les Blacks.

Je me lève, Robyn m’observe et j’ignore ce qu’elle pense, j’ignore dans quel état d’esprit elle est, mais le mien est clair.

 

— On doit parler Rhymes.

 

Oui, on doit, surement que clarifier les choses devrait être ma priorité, mais je veux autre chose pour le moment.

 

— On va parler, mais pas tout de suite. D’abord tu vas te déshabiller, lentement, je veux que tu prennes ton temps et que tu me fasses découvrir chaque partie de toi comme si c’était la première fois. Ensuite...

 

Je m’approche d’elle, mon doigt dessine le contour de ses lèvres entrouvertes qui laissent passer son souffle erratique.

 

— Je vais faire mal à cette bouche avant de te baiser. Et je te regarderai prendre du plaisir alors que tu me chevaucheras. Je veux que tu me regardes Robyn, que tu me montres combien tu as besoin de m’avoir en toi, que tu me supplies de jouir au fond de ton corps.

 

Elle s’avance pour me toucher, mais je recule. Je vais jusqu’au lit et je m’assois sous son regard interloqué. C’est notre dernière fois, elle ne le sait pas encore, mais moi oui. Je sais qu’elle ne me pardonnera pas ce que je m’apprête à faire alors je veux en profiter.

 

— Déshabille-toi.

 

Elle me sourit, agacée et pourtant excitée. Je sais qu’elle aime que je sois directif avec elle tout comme elle déteste ça à la fois. C’est une femme de pouvoir, une qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, une qui est habituée à diriger des hommes et à se frotter à d’autres. Ça n’en reste pas moins une femme qui une fois au lit veut un homme avec qui elle peut s’abandonner et envers qui elle peut compter pour lui donner du plaisir. Et dieu m’en soit témoin je suis cet homme. La voir s’abandonner dans mes bras c’est ce que j’ai connu de plus fort.

Robyn défait son chignon, doucement elle secoue la tête et ses cheveux viennent encadrer son doux visage la rendant totalement différente malgré l’uniforme encore sur son dos.

Elle défait al ceinture qui porte son arme et ses menottes, ses gestes sont lents et mesurés et je n’en perds pas une miette. La voir enlever cet uniforme, c’est assister à la chute de la shérif et à la naissance de Robyn. Elle pose sa ceinture sur la table de nuit puis elle fait un pas dans ma direction. À présent elle est à seulement quelques centimètres de moi et je n’aurais qu’a tendre les bras pour la ramener sur le lit. Je me contente de bander en la regardant défaire les boutons de sa chemise. Ils s’ouvrent un à un, lentement, si lentement, que je me demande ce qu’il m’a pris de lui demander de le faire doucement.

La chemise s’ouvre enfin, elle me sourit quand je découvre un débardeur blanc en dessous. Ses bras se tendent derrière elle et le tissu tombe. Elle s’attaque à son pantalon, le faisant glisser sur ses jambes en se tortillant avant de se baiser pour l’enlever avec ses chaussures.

Robyn se redresse, en culotte et débardeur, j’observe ses jambes nues, je pense au nombre de fois où j’ai fini entre et a combien j’ai aimé ça.

Elle joue avec le bas de son débardeur, me montrant la peau pâle de son ventre avant de le rabaisser. Je déglutis et la douleur entre mes jambes me fait ouvrir mon jean et sortir ma queue qui n’en pouvait plus d’assister à ce spectacle confiner dans mon pantalon.

Robyn se lèche les lèvres alors que j’empoigne mon sexe pour me caresser. Je grogne en la voyant faire, l’envie qu’elle me suce est plus que présente, mais je vais attendre qu’elle soit nue.

Elle se tourne et joue avec l’élastique de sa culotte qui me cache la vue de son magnifique cul.

Je l’entends rire et je lève les yeux sur son visage à moitié retourné vers moi. Mon cœur se serre de la voir se prêter au jeu avec amusement et je me rends réellement compte de ce que je m’apprête à lui faire. Robyn ne me laisse pas le temps de m’épancher, elle baisse sa culotte en se penchant en avant et je découvre une nouvelle fois la plus belle vue du monde. Son sexe entre ses cuisses, ses lèvres que je sais douces et le trésor qu’elle renferme.

Elle se redresse et se retourne, le débardeur vole dans la pièce, suivie de son soutien-gorge puis elle est devant moi.

Elle me fait basculer sur le lit en grimpant sur moi, finit de prendre son temps pour m’exciter, elle ne tient plus. Je souris contre ses lèvres alors qu’elle s’apprête à m’embraser. Je détourne le visage, si je la laisse faire je perds pied. Si ses lèvres se posent sur les miennes, si sa langue entre en contact avec la mienne je suis foutue.

Je la fais basculer sur le lit et l’emprisonne de mon corps. Ma main glisse entre ses jambes, remonte sur sa cuisse créant de frisson d’anticipation sur sa peau avant d’atteindre mon objectif. Mon visage part se perdre dans son cou pour respirer son odeur alors qu’elle se cambre sous moi quand mon doigt entre en elle. Elle est trempée et brulante. Je la caresse, en savourant ses gémissements, ses réactions qui m’excite un peu plus puis je me redresse et pose mon cuir et mon pull.

Les mains de Robyn glissent sur mon torse déjà en sueur d’attendre, de devoir contenir les envies qui me passent par la tête. Sa main empoigne ma queue et ma tête part en arrière en savourant sa prise sur moi. Ses caresses énergiques et puissantes, juste ce qu’il me faut. Je sursaute en sentant un autre genre de pressions sur mon gland. Mon visage se baisse pour voir sa langue s’amuser avec la tête de ma queue. Ma poitrine se lève rapidement, en la sentant jouer avec moi, en la regardant faire ce qu’elle fait si bien. Sa bouche s’ouvre, mon gland disparait entre ses lèvres, elle m’aspire et je perds pied, je me laisse aller à cette sensation démente d’être dans sa bouche.

La main de Robyn griffe ma poitrine, l’autre me branle et sa bouche se met à me sucer plus profondément. Je suis à genoux sur le lit à chercher mon souffle et à résister à l’envie de baiser cette bouche diabolique. Je veux savourer, je veux la laisser faire ce qu’elle a envie de faire et qu’elle prenne ce qu’elle a envie d’avoir. Je caresse sa joue creusée par la succion en imprimant cette image dans ma mémoire. Robyn accélère et me prend de plus en plus loin dans sa bouche, mes hanches bougent d’elle-même pour en avoir plus et pour tenir le rythme.

Ça devient trop pour moi, trop de plaisir qui vont me faire exploser alors je me recule. Sa bouche reste entrouverte luisante de salive et je me jette dessus comme un affamé. Son corps tombe à la renverse sur le lit accompagné du mien. Nos bouches se trouvent enfin et je sens mon gout sur sa langue. Je l’embrasse, et réapprend sa bouche, je me fonds dans cette cavité qui a accueilli ma queue comme jamais personne ne la fait. Les jambes de Robyn s‘écartent, ma queue trouve son sexe et s’y frottent quelques secondes. Je sens sa chaleur, son humidité qui n’attendent que moi. J’attrape sa cuisse et lève sa jambe sur mes hanches pour prendre appui, ma bouche relâche la sienne et je recule mon visage pour ne pas en perdre une miette. Son regard dans le mien je prends conscience de l’amour que j’ai pour elle, de ce sentiment au fond de ma poitrine qui tape, tape encore et encore pour me dire c’est elle. Je raffermis ma prise sur sa cuisse et d’un coup de rien je la pénètre entièrement. Le visage de Robyn par en arrière ses yeux se révulse et elle pousse un long gémissement de plaisir. Je tremble et cesse de bouger une fois enfouie en elle, je savoure l’étroitesse qui m’emprisonne.

Mon bras passe sous son dos et je nous fais rouler sur le lit pour qu’elle me chevauche. Robyn se redresse sur moi, mes yeux parcourent son corps, ses seins dressés que je caresse alors qu’elle commence doucement à nous emmener vers la jouissance. Je profite du spectacle et me laisse faire. Elle remue sur moi, m’enfonçant un peu plus à chaque aller et venue, je titille la pointe de ses seins et la fait gémir. Je prends ses mains sur ma poitrine et les portes à la sienne. Elle se caresse en ne quittant pas mon regard. La tension dans mon bas ventre augmente en la voyant ainsi, si belle, si femme, si abandonnée à son plaisir. Mon doigt se porte à la jonction de nos corps et je caresse sont clitoris. Robyn accélère ses va et viens, ses hanches se balancent dans des mouvements souples et tellement bons.

Je me redresse et l’emprisonne dans mes bras. Je mordille son cou alors qu’elle ne s’arrête pas, je la sens proche et je n’attends que ça la voir jouir.

 

— C’est bon Robyn ? M’avoir en toi.

 

Ses bras encerclent mes épaules, nos corps en sueur se collent l’un à l’autre et je me demande comment on peut être aussi proche d’une personne et aussi éloigné à la fois.

 

— Je vais jouir, dit-elle dans un souffle.

 

Mon doigt repart entre nous, ma tête se dégage de son cou pour l’observer se tortiller sur moi, me prendre si fort en elle, que je dois me contraindre à ne pas jouir. La friction brulante que sa chatte humide provoque en moie t trop forte pour résister longtemps.

 

— Demande-le moi.

 

Demande-moi de laisser ma trace en toi, d’être là encore quelque temps, demande-moi de partager ça avec toi.

Son regard s‘ancre au mien, l’espace est saturé de son corps, de son odeur, des sons qu’elle émet, je suis absorbé par cette femme, comme la Terre absorbe les rayons du soleil.

 

— Jouis en moi Rhymes.

 

Je ferme les yeux en voyant les siens se noyer de trop de plaisir et d’autres choses que je ne veux pas comprendre. Je la serre plus fort contre moi et l’aide à me prendre en elle. Son corps commence à convulser et l’orgasme finit par la rattraper. Elle se tend sur moi et continue de jouir en contractant ma queue dans son vagin. Je grogne, mord son cou et donne un dernier coup de reins pour me déverser au fond d’elle. Le plaisir me traverse en même temps qu’un étrange sentiment de fatalité.

 

 

***

 

 

Je décale le corps de Robyn endormi. Elle gémit et donne quelques coups puis elle se calme et replonge dans le sommeil. Je me lève, enfile rapidement mon jean et sors de la chambre dans le silence. Je gagne le salon, en chassant la femme qui dort dans cette chambre. Je pense au club, à mon jumeau, à Harley et tous les membres de ma famille.

Je sors mon portable et allume la lampe torche. Ce n’est calme aucun son à part mon cœur qui tambourine. Je me dirige vers son bureau ou trône des dossiers. Je commence à fouiller, des rapports d’enquêtes sans intérêts. Des dépositions dont je me fous et au bout de quelques minutes, je comprends que je ne trouverais rien ici. Ses affaires sont plus anciennes.

Je ferme les yeux et prends le temps de réfléchir, ou elle pourrait trimballer quoi que ce soit qui pourrait m’intéresser. À son bureau assurément, mais cette option n’est pas possible. Elle est du genre à ramener du boulot à la maison, quand elle rentre elle a toujours des dossiers dans les bras. Je sursaute en entendant un bruit du côté de la porte d’entrée. J’éteins rapidement la lampe de mon portable et avance dans le couloir que je connais par cœur à présent. Je me place derrière la porte, la vitre me donne une vue sur l’allée de la maison de Robyn et je vois un chat décamper des poubelles.

Je soupire et me retourne pour retourner dans le salon. Dans le noir je heurte le porte-manteau qui manque de s’écrouler au sol. Je le rattrape de justesse avant. Je le redresse et sous le blouson de Robyn je remarque son gros sac fourre-tout.

Je ressors mon téléphone et éclaire l’intérieur. Des dossiers s’y trouvent. Je prends le sac et m’accroupis pour en sortir les documents. Des affaires dont je me fou encore puis un dossier qui retient mon attention. Il est neuf et ne comporte que quelques feuillets. Je l’ouvre et tombe sur une déposition d’un certain Jason Llyod en lisant rapidement les quelques lignes je comprends qu’il s’agit de la descente chez les Blacks et que donc notre balance est en vie. Je ne décortique pas tout, je n’ai pas le temps pour ça, je prends des photos rapidement puis je remets tout dans le sac de Robyn et regagne sa chambre avec deux sentiments étranges en moi, un gout de défaite et un autre de victoire.

 

MARYRHAGE

Commentaires

  • Nom de dieu, j'ai le coeur qui va exploser !!!! Pauvre Rythmes il a vraiment pas de chance

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