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Blood Of Silence, Tome 6 : Rhymes, Chapitre 30

 

Robyn

CHAPITRE 30

***

 

 

Je me suis éclipsée du Club House des Blood Of Silence sans prêter attention à la tension qui régnait, ainsi qu’aux preuves visibles qu’ils ont participé à quelque chose de dangereux cette nuit.

Je n’arrive pas à croire ce qu’il s’est produit. De tous nos calculs, de toutes les possibilités concernant les histoires entre gangs et MC, jamais je n’aurais cru que l’un des parties fasse exploser leur pacte de paix de cette façon.

Le QG des Blacks était une boucherie sans nom. Les caméras ont été coupées quelques minutes avant l’attaque. Quand je suis arrivée, j’ai assisté à la vision d’horreur de corps éparpillés de partout dans l’immense salon luxueux. Du sang tachait les murs et les sièges, il y avait de la matière grise et une forte odeur de fumée. Malgré la mise en scène plus qu’évidente, on ne peut nier leur efficacité : personne n’a rien vu, rien entendu. Pourtant la zone est plutôt habitée.

On n’aboutira rien sur la tuerie du gang des Blacks, nous le savons tous. D’ici deux trois mois, nous clôturerons l’affaire, comme beaucoup lorsqu’on évolue auprès de la violence de la rue.

Le restant du gang est introuvable, et je commence à croire que nous ne les retrouverons jamais. C’est fait par des pros. Des gens qui savaient pertinemment comment agir pour passer entre les mailles du filet.

Je suis épuisée par l’intelligence de ces hommes que j’ai sous-estimée en arrivant. Je m’attendais à quelque chose, je m’attendais à rencontrer les copies de ceux que j’ai fréquentés à Los Angeles, j’avais tort.

Quelque chose nous échappe dans cette mésaventure. Nos rapports ne nous disent pas tout. Nous savons qui deal avec qui, mais les querelles internes entre truands, nous les ignorons.

Il est huit heures à peine lorsque je franchis les portes du poste de police, j’ai été appelé très tôt par cet enfoiré d’Agent Ross pour venir. J’ai à peine dormi quatre heures.

Mes sentiments m’ont directement guidé vers Rhymes quand le service s’est clôt. Je n’ai pas réussi à refouler cette envie de le voir, de savoir comment il allait, de vérifier par mes propres yeux que cette nuit d’horreur ne l’avait pas touché.

Physiquement, il avait l’erre d’aller, mentalement, c’était une autre histoire. J’ai compris qu’un événement dur à encaisser l’avait sonné. Sans doute son jumeau. Mais la mort n’était pas présente.

Je n’ai pas pu retenir mes larmes en voyant cet air inquiet et préoccupé. Le VP était possédé par le choc des événements. La peur l’a percuté à un moment donné, ça s’est vu. Et moi, j’ai craqué, entre la fatigue, le stress et la peur, j’ai succombé à la pression. En arrivant dans ses bras, je me suis sentie soulagée et totalement déroutée. Les larmes ont coulé d’elles-mêmes, incapables d’être contrôlées. La femme en moi redoutait d’apprendre que Rhymes pouvait faire partie des victimes.

Je suis perdue, partagée entre mon rôle de Shérif et Robyn. Cette nuit, les deux se sont entrechoquées. Je n’ai pas aimé cette sensation de division, pourtant, je n’ai pas pu lutter.

Rhymes est resté contre moi. Il m’a demandé comment j’étais arrivée jusqu’à lui malgré la quarantaine. J’ai ri en lui disant qu’avec des couilles, un revolver et un badge, on arrive à ses fins.

Sans doute j’ai participé à alimenter les rumeurs nous concernant, plongeant le VP davantage dans la merde. À un autre moment, j’en aurais été ravie de cette situation, ce ne fût pas le cas.

On est resté un moment, l’un contre l’autre, allongé sur son lit à trouver du réconfort face à ce qu’il s’était produit.

Lui d’avoir failli mourir.

Moi d’être soulagée que les responsables du meurtre de Tarryn soient partis en fumée.

On est perdu, ensemble. Chacun de nous a conscience de ce que cache l’autre, mais malgré tout ce qui semble nous séparer, nous n’arrivons pas à revenir en arrière.

Qu’est-ce qu’on va devenir ? Je me le demande. Surtout que ces prochains jours vont être déterminants pour notre avenir.

Nous concernant ? Est-ce qu’on en aura un, un jour ? J’en doute. Plus on avance moins j’y crois, moins je veux y penser. Pourquoi j’y pense d’ailleurs ? C’est impossible, même si Rhymes n’a pas cessé de me le demander lors de ce moment hors du temps.

Donne-nous une chance.

Laisse nous tenter.

Essayons d’être juste toi et moi.

Je n’ai pas pu répondre. Comment espérer quelque chose quand la réalité trouvera un moyen de nous rattraper ? Comment lui dire oui quand je sais qu’il y a une chance sur deux qu’il se retrouve en prison ?

Je ne peux pas. Je n’arrive plus à jouer double jeu. À me battre contre lui et son illégalité, tout en défendant la loi.

Pourtant… il est une exception. Ça me ronge.

Quand il m’a demandé de rester, je lui ai dit que je ne pouvais pas. Pas au club house de son MC, pas avec dans la pièce d’à côté des hommes et des femmes qui me détestent à juste titre.

Si un nous était possible, je n’aurais jamais le droit à une place au sein de notre communauté. Je serais la flic. Et ça finirait par nous tuer.

Si tout ceci était possible.

Je soupire, le cœur lourd de toutes ses pensées qui tournent sans cesse dans ma tête, nous sommes pieds et poings liés. Rhymes y croit, je crois qu’il a besoin de s’accrocher à ça, ou alors il joue toujours. Pourtant, j’ai bien l’impression que ça fait un moment qu’on a cessé de jouer.

Qu’est-ce qu’il nous arrive ?

J’en viens à regretter notre jeu. C’était simple de jouer avec nos cartes, d’aller de mauvais coups en mauvais coups. Quand les sentiments se mêlent à l’affrontement, les choses déraillent

Et c’est bien ça, ce qui a compliqué la partie, c’est lorsque ni lui ni moi n’avons pu contrôler les conséquences de ce que cette animosité engendrait.

Je chasse ces pensées en ouvrant la porte du poste de police désert. Les flics ne sont pas encore arrivés, c’est trop tôt, et ils n’arriveront pas avant un moment surtout après la nuit que nous avons vécue. Gérer la crime, les gens, l’enquête de terri des premières heures. Je rêve de longues vacances. Je ne pourrais les prendre qu’après la fin de l’enquête sur les gangs locaux.

Mon cœur se serre, bon sang !

Je préfère me concentrer sur les quatre hommes présents. Ce sont ceux qui sont de gardes ils ne me prêtent pas attention. Lorsque je m’avance vers mon bureau, je remarque que l’Agent Ross du FBI m’attend. Ses traits sont tirés par la nervosité, j’en connais un qui devrait calmer le café.

Quand il me voit, un éclat illumine ses pupilles claires, il semble… satisfait ?

Diable, que se passe-t-il ici ?

 

— Ah vous voilà ! lance Ross en s’avançant vers moi.

 

Agressée de bon matin par un con, ce même con qui vous a tiré une heure avant votre réveil de votre lit, j’en ai de la chance.

Je l’observe en essayant de masquer mon agacement, mais j’ai du mal aujourd’hui. Je doute d’avoir envie de faire des efforts, pas après cette nuit, pas après le bordel qui règne dans ma vie.

 

— Qu’est-ce que c’est ce délire ? Pourquoi me faire venir à cette heure ? je m’exclame, à cran.

 

L’Agent Ross passe outre mon ton désagréable.

 

— Parce qu’il vient d’y avoir un rebondissement.

 

— Dans quoi ? je l’interroge.

 

Précise tes pensées, enfoirées, soit plus précises à huit heures du matin après notre nuit d’enfer.

Parce que Ross a été insupportable sur le terrain.

 

— La tuerie d’hier soir, précise-t-il.

 

Je fronce les sourcils. L’Agent du FBI me sourit, je sens mon cœur battre plus vite alors qu’un sentiment inquiétant me gagne, comme un sixième sens qui me chuchoterait à l’oreille que tout s’apprête à basculer… dans le mauvais sens du terme.

Non dans le bon Robyn.

 

— Dans notre malchance, il se pourrait qu’on ait eu un coup de bol.

 

— De quel genre ? je lance en inspirant.

 

Ne montre pas ta réaction, quoi qu’il dise.

Je retiens mon souffle quand l’Agent Rosse m’annonce avec fierté et soulagement :

 

— Notre indic a survécu.

 

À cet instant précis, quelque chose bascule en moi, et plus que jamais, je me rends compte que je me noie dans un océan de doute.

Tout va de nouveau changer. Nous venons peut-être de remporter la bataille contre le crime à cet instant. Je devrai être fière, une part de moi l’est.

Alors pourquoi chez l’autre, ça fait aussi mal ?

 

***

 

J’observe Jason Llyod avec surprise. Je ne sais pas quoi dire pourtant c’est vrai, ce petit con a réussi à survivre à la fusillade. Comment a-t-il fait ? J’écoute attentivement le récit de l’un des derniers membres des Blacks. Je suis partagée entre la curiosité professionnelle et personnelle. Étant donné mes… relations avec Rhymes, jamais je ne connaitrais cette partie sombre de son existence, celle plus que hors la loi.

Mon oreille ne perd pas une miette, j’apprends comment les Blood Of Silence et les Evils Brothers ont baisé leur principal concurrent en lui tendant un piège dangereux pour eux tous en prétextant une rencontre amicale. Le ton est vite monté, apparemment certaines erreurs du passé sont revenues sur le tapis, l’atmosphère s’est gorgée de tension et tout a explosé à un moment donné. Les Blood et les Evils avaient préparé un guet-apens, un autre groupe de leurs membres les a pris au piège, ils se sont tous fait descendre un à un. C’était d’une rare violence. Jason nous explique que c’est ça, la réalité de la rue : un jour on est allié, le lendemain on est ennemi.

 

— Qui est mort cette nuit ? je finis par l’interroger.

 

Jason soupire en frottant son crâne tatoué.

 

— Tous. Ils sont tous morts sauf Owen et moi. On s’est sauvé en se jetant dans le port et en nageant lorsqu’ils étaient trop occupés à s’entretuer. Les Blood et les Evils ne voulaient laisser aucun survivant…

On ne peut pas dire qu’il soit un exemple de loyauté.

 

— Mais ? je lance en le sentant planer dans l’air.

 

Je reste impénétrable en entendant ce récit qui me fait pourtant froid dans le dos, j’ai beau être habitué à côtoyer ces hommes, malgré les années, je n’arrive pas à me faire à tant de violence, tant de sang.

 

— Les Blood nous ont vus nous enfuir, ils ont essayé de nous tuer, mais ils n’ont pas réussi !

 

Le mec commence à paniquer, il ne cesse de se toucher les mains, de remuer sur sa chaise en nous jetant des regards inquiets.

 

— Ils vont essayer de nous retrouver bordel ! On n’est plus en sécurité nulle part ! Ces types sont fous ! Vyper ne le croyait pas, mais bon sang !

 

C’est donc pour ça seulement, par peur, qu’il s’est tourné vers l’Agent Ross. Ce dernier m’a expliqué qu’il avait reçu un appel de Jason tôt ce matin, vers cinq heures pour lui demander de le rejoindre. Ce dernier lui a tout raconté d’après les dires de mon collègue et n’a pas résisté quand Ross l’a embarqué. Jason craint bien les Blood, il a compris qu’il était un homme mort à partir de maintenant.

 

— Jason, tu as le choix, si tu nous mets tout ça par écrit en stipulant que tu veux coopérer en témoignant, on acceptera définitivement le marché, vu que tu nous as prouvé ta bonne foi, propos Ross.

 

Sa bonne foi ?

Je ne montre pas mon dégout à l’encontre de mon collègue, pourtant, je ressens une forme de colère et d’injustice. Je ne bosse pas comme ça, à menacer et duper nos indics.

L’Agent Ross n’a aucune parole, il trimbale ce voyou depuis le début, le tenant par les couilles et lui promettant une carotte qu’il repousse sans cesse.

C’est minable, même avec des types comme ça.

 

— On va me buter ! proteste la balance.

 

Son regard se voile d’humidité, le gars vient de comprendre qu’il est réellement foutu. Si je garde la maitrise de mes émotions, c’est toujours impressionnant d’assister à la chute d’un « géant ».

Je croise les bras en inspirant. Ross trifouille des papiers, ce sont des accords de coopération qu’il a visiblement préparée avant mon arrivée.

Il lui présente un document en expliquant :

 

— Non, dès ce soir, tu vas être transféré à la prison de haute surveillance du comté. On te mettra dans des quartiers sécurisés où tu seras isolé. On t’enregistrera sous un autre nom pour qu’on ne te retrouve pas. En échange de notre protection, tu vas devoir nous aider à faire tomber ton gang, et les MC des Blood Of Silence et des Evils Brothers.

 

Jason étudie la proposition en secouant la tête, comme si son lui intérieur rejeter profondément cette idée. Je n’ose pas imaginer ce que ça doit faire, de se trahir soi-même.

En vérité, je sais très bien ce que ça fait, je suis en train de le vivre. Pour une queue, par affection pour une queue, pour des sentiments envers une queue, je trahis mon insigne.

Déchirée entre devoir et passion. Bienvenue au club, mon gars !

Il se passe

 

— Je n’ai pas le choix… souffle Jason.

 

— Non, tu n’as pas le choix, je rétorque d’une voix sombre en le regardant droit dans les yeux.

 

On se défie silencieusement. Ross est trop content d’avoir réussi à piéger son indic qu’il n’a même pas une once d’humanité envers cet homme qui va mourir. Je crois au système, mais j’ai tellement vu de balances se faire trouer la peau. Les voyous sont patients avec les traitres, un jour ou l’autre, ils finissent toujours par sortir de leur cachette. Je sais que Jason en a conscience.

Mais que ferait-on pour vivre encore un peu avant de rencontrer notre créateur ? N’importe quoi.

Je montre d’un signe de la tête le document. Je l’incite à prendre la décision qui nous aidera tous.

Je refoule cette sensation de trahison qui m’emporte sur le coup et me serre le cœur en poussant un homme à nous rejoindre dans notre lutte.

 

— J’accepte, murmure Jason en baissant les yeux.

 

La honte et la colère se ressentent. Je le dévisage avec une forme de pitié… j’ai une vision étouffante de ce qu’il pourrait m’arriver : je ne risquerai pas les mêmes choses, baiser avec un voyou ne me conduirait pas en prison, mais j’irai sur un banc des accusés traitres. Comment vivre avec ça ?

 

— Bien, Jason, tu as pris la bonne décision. Maintenant, ce n’est pas tout. Raconte à la Shérif ce que tu m’as donné ce matin lorsque je suis venu te chercher, lance l’Agent Ross. Qu’elle comprenne quand je dis que tu es de bonne foi.

 

Je jette un coup d’œil à mon collègue, il est tellement satisfait. J’aurai aimé ressentir ça, être heureuse de conclure cette affaire, mais je n’y arrive pas.

Entre justice et amour.

Jason, lui est résolu et en pleine acceptation de sa décision, ne réfléchit plus à ce qu’il doit garder pour lui ou pas, il parle, coopérant comme un homme détruit. Je crois qu’il abandonne à cet instant précis, en comprenant qu’il est piégé.

 

— J’ai fourni aux Agents, plusieurs échantillons de coke provenant directement de nos stocks.

 

Cette révélation fait l’effet d’une bombe en moi. Soudain, c’est le choc, je comprends avec violence que c’est fini. Le FBI, la police, moi, on a gagné face à la rue. Trahie par un de ses membres. Llyod a fourni ce que nous cherchions tant.

Mon cœur explose, je retiens mon souffle.

C’est fini avec Rhymes, ça vient de se finir.

 

— Magnifique aide. Nous t’en remercions. Pas vrai, Shérif ? lance Ross.

 

Je ferme les yeux en encaissant cette nouvelle qui me bouleverse plus que je ne le voudrais. Je voudrais m’en foutre, je voudrais que ça me réjouisse d’avoir baisé les Blood Of Silence, d’avoir gagné le jeu face à Rhymes, mais je n’y arrive pas.

Pourquoi ? Pourquoi je n’y arrive pas ?

Qu’est-ce que tu m’as fait salaud ?

 

— Oui, je me contente de répondre durement.

 

Jason croise mon regard, il fronce les sourcils face à ma réaction et très vites, j’essaie de reprendre contenance. De ravaler cette sensation de brulure qui m’étouffe.

C’est fini.

Bon sang !

 

— Tu deviens une balance, mais on te sauve la peau. Tu plonges en coopérant, on s’arrange pour que tu restes en vie jusqu’à ta sortie. En remerciements pour tes bons et loyaux services. Note que notre institution n’est pas si mauvaise, conclut l’Agent Ross en récupérant ses papiers.

 

Il se lève de sa chaise en jetant un coup d’œil misérable à Jason Llyod. Je dévisage le prisonnier, il ne dit plus rien, perdu dans ses pensées, dans celle d’un homme qui va s’apprêter à faire ce qu’il vomit le plus. Tout en devant faire son propre deuil.

Je me lève à mon tour, je ne doute pas qu’il a besoin d’être seul. Sans un mot, je pars rejoindre à l’extérieur de la salle d’interrogatoire, l’Agent Ross qui est aux anges.

Salopard.

 

— Combien de temps avant les résultats ? je demande.

 

Le flic du FBI se tourne vers moi en affichant son air de connard supérieur. Il pose ses mains sur ses hanches, faisant bouger sa veste de costume premier prix.

 

— Pourquoi voulez-vous savoir ça, Shérif ? m’interroge-t-il avec sarcasme.

 

Va au diable.

 

— C’est mon droit.

 

Ross soupire, agacé, je m’apprête à lui dire d’aller se faire foutre quand il lève les mystères de la science de son institution.

 

— Les résultats vont sans doute mettre une semaine à arriver, il faut faire beaucoup d’analyse, avoir la certitude que la drogue que Jason nous a donnée est bien la même que les saisit qu’on a pu faire ces derniers mois dans l’État voisin et auprès des petits dealers de la ville. Mais vous le saviez, Shérif Walsh.

 

Je souris faussement :

 

— J’ignore avec exactitude, les délais du FBI, je ne suis que shérif.

 

Ma réflexion semble l’amuser, il a très bien compris mon ironie, la fatigue n’aidant pas à garder nos barrières respectives.

 

— Je ne dirais pas le contraire. Sachez qu’une fois les preuves confirmées, on envoie ça chez le juge et dès qu’on a son feu vert, on monte deux brigades pour aller cueillir les Blood Of Silence et les Evils. D’ici dix jours, tout basculera. Même si vos méthodes sont déplorables, Shérif, vous allez être témoin de la chute des géants qui font régner le chaos dans la rue. Cette fois-ci, ils ont perdu la bataille.

 

L’Agent Ross me surprend en me tendant une main pour que nous nous saluions. Je le dévisage, sans mots. Ses propos résonnent en moi comme le son d’un tambour de guerre. Une petite voix me dit : « tu as gagné » tandis qu’une autre sanglote « Robyn, tu vas tout perdre ! ».

Et sans comprendre pourquoi, mon devoir agit en premier. Je saisis la poigne féroce d’un salopard en lui murmure d’aller se faire foutre. Ross rit en soufflant que je suis coriace avant de s’éclipser.

Je reste debout, figée. À cet instant précis, j’ai l’impression de signer un pacte avec le Diable.

Mais pourquoi ? Pourquoi avons-nous laissé faire ça Rhymes, entre toi et moi ?

 

AMHELIIE

Commentaires

  • Non non non et non pas question !!!!! Ils peuvent pas finir en prison !!
    Voilà j'ai le coeur brisé

  • Ohlala je ne sais pas sur quoi ca vous aboutir ce bordel, mais ça craint!!
    J'adore le personnage de Rhymes, et j'aurai vraiment aimé qu'il ne vive pas une telle histoire d'amour. Il mérite une fin heureuse, on compte sur vous les filles!!

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